Prochain domicile inconnu

 

Jamais, en emménageant ici il y a près de trois ans, je n’aurais imaginé qu’on tiendrait toute la durée du bail. On s’est installés sans réel coup de cœur. On s’est inscrits dans un énième transit. Bientôt, pourtant, il faudra se décider à quitter ce décor, à le recréer ailleurs.

Un canapé d’angle en tissu gris avec méridienne ; une petite table d’appoint vintage en manguier massif ; deux fauteuils club en similicuir marron ; une table basse design en bois laqué blanc ; garnissant presque tous les murs, dix étagères en bois clair (quelque cinq milles livres – littérature, géographie, voyages, histoire, art, sociologie, archéologie) ; une table à manger en chêne à six places, mais avec seulement une chaise (garnie de piles de livres et de papiers, la table fait office de bureau) ; Continuer à lire

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Dernière chambre

Ça y est, j’y suis.

La chambre ouvre sur de vastes fenêtres, derrière le double vitrage, le parc, les bruits de la circulation, les oiseaux des grands arbres muets.

La chambre, ma chambre, est située au deuxième étage, jusqu’où les odeurs de cuisine grimpent encore.

Ça y est, j’y étais, on y serait tous un jour ou l’autre, au pied de ce matin où il faudrait se décider à ne pas rentrer chez soi le soir et à emménager un peu plus loin, dans la dernière chambre, où ça continuerait encore un peu. Continuer à lire

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Bref, on est allées chez Ikéa

Oui, je suis allée chez Ikea un samedi après-midi pluvieux.

Si vous voulez savoir comment je me suis retrouvée dans ce pétrin, sachez que ma sœur m’avait fait le chantage suivant : « Si tu veux avoir le droit de t’affaler dans mon nouveau canapé, tu vas devoir m’accompagner et donner un coup de main ». Comme dirait Mélanie : « Aller chez Ikea un samedi après-midi de pluie, c’est un peu comme tirer la boule noire à Koh-Lanta ». Certes, il y avait grand monde et grande cohue dans ce magasin, mais notre mission était assez plaisante car, pour ramener un canapé, il est obligatoire de TOUS les tester. On s’est donc affalées dans toutes sortes de fauteuils en regardant passer les badauds. Continuer à lire

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A l’aïoli

Disons-le tout de go: je suis de ceux à qui l’ail déplaît. Hortense est au contraire de celles que ce condiment ravit. Comme vous pouvez l’imaginer, elle aspirait à descendre à « L’aïoli », ce fameux restaurant dont la réputation flatteuse était due à sa singulière tradition de ne servir que des plats aillés. J’acceptai d’affronter l’épreuve et de renoncer exceptionnellement à mes réticences habituelles. Continuer à lire

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Sheikh Ali Al Walid

                                             ou quiconque est assez riche pour s’acheter une vierge (?) blanche.

Eulalie et l’amour (roman par nouvelles) – 8ème épisode (lire les autres épisodes)

Alors, donc…

Il reste 130 Euros de ton budget mensuel. Les faux marbres du salon de coiffure t’ont rapporté assez pour tenir trois mois, jusqu’à Noël, quand tu peux raisonnablement espérer un soutien des parents qui te permettra de tenir jusqu’à mars ou avril, en économisant. Nous sommes le 30 novembre, et en rognant un peu sur le budget nourriture, il te reste un petit surplus. Continuer à lire

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