A un ketje nonagénaire

T     out le jazz est en deuil, de New-York aux marolles 

O      n frémit de chagrin, on en perd la parole…

O     ù es-tu donc passé, l’homme à l’harmonica

T      on toucher si subtil, ton phrasé délicat

S      ont à jamais en nous, vifs comme une Bluesette…

 

T      a voix de Bruxellois, si rauque, si fluette

H     abite nos esprits et réchauffe nos cœurs…

I       faut nous consoler : tu es parti sans peur

E      t tu vas retrouver ces disparus, vedettes,

L      es amis de toujours style « Jean de Florette »

E      t Oscar, Ella, Ray, Frank, Charlie, Natalie

M     ais je t’entends déjà siffler tes litanies…

A      s-tu quitté ton lit en prenant ta guitare ?

N     ous allons noyer ça à la bière, au pinard !

S      ans toi et ton talent, on est dans le coaltar…

Dodane

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