Rio, 8 décembre 2018

Je suis dans une favella de Rio de Janeiro : une minuscule enclave dans la montagne nommée Babilonia.

Trois voitures de police barrent l’accès aux improbables venelles qui escaladent à la verticale la montagne où se loge la favella, balisant la frontière de l’ordre et du désordre prétendu. Les agents surarmés et passablement nerveux tentent de me dissuader d’y pénétrer : « It is dangerous, very dangerous. You have to be accompagnied by a gunman ». Je ne les écoute pas. Continuer à lire

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