Rio, 8 décembre 2018

Je suis dans une favella de Rio de Janeiro : une minuscule enclave dans la montagne nommée Babilonia.

Trois voitures de police barrent l’accès aux improbables venelles qui escaladent à la verticale la montagne où se loge la favella, balisant la frontière de l’ordre et du désordre prétendu. Les agents surarmés et passablement nerveux tentent de me dissuader d’y pénétrer : « It is dangerous, very dangerous. You have to be accompagnied by a gunman ». Je ne les écoute pas. Continuer à lire

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Cher Saint Nicolas

 

Micro

Bruxelles, le 7 décembre 2016FB

Cher Saint Nicolas,

 

C’est moi, Gaspard, qui t’écris encore.

C’est pas que je n’ai pas reçu tout ce que je t’avais demandé dans ma première lettre : tu m’as tout apporté, et même en plus des trucs que j’avais pas demandés.

Non, en fait, je voudrais me plaindre… du père fouettard. Car à l’école, quand t’es venu, ton père fouettard, il était pas noir. Il était blanc.

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Bref, on est allées chez Ikéa

Oui, je suis allée chez Ikea un samedi après-midi pluvieux.

Si vous voulez savoir comment je me suis retrouvée dans ce pétrin, sachez que ma sœur m’avait fait le chantage suivant : « Si tu veux avoir le droit de t’affaler dans mon nouveau canapé, tu vas devoir m’accompagner et donner un coup de main ». Comme dirait Mélanie : « Aller chez Ikea un samedi après-midi de pluie, c’est un peu comme tirer la boule noire à Koh-Lanta ». Certes, il y avait grand monde et grande cohue dans ce magasin, mais notre mission était assez plaisante car, pour ramener un canapé, il est obligatoire de TOUS les tester. On s’est donc affalées dans toutes sortes de fauteuils en regardant passer les badauds. Continuer à lire

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