Ville morte

Ville morte. Enfin…

Course prétexte, voiture sans toit, cheveux contraires et vents emmêlés.

Elle circule attentivement. Rien à voir. La lumière se coupe, d’une ombre à l’autre : les platanes se comptent entre eux et pas un ne manque.

Une ambulance hurle son urgence et perturbe la bande FM. Mais voilà Debussy qui revient. Le pianiste sculpte une cathédrale au fond des flots. Elle l’aime ce scaphandrier –là.

Tourner à droite. Choisir une place pour se garer. Il y en a trop. Alors, elle s’en va.

Ce sera pour une autre fois.

 

Corinne Poncin

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